intégration
Le gouvernement suisse augmente le financement des mesures d’intégration
Dès 2028, le gouvernement suisse prévoit d’augmenter de 5,4 millions de CHF par année les dépenses fédérales consacrées aux mesures d’intégration, portant les dépenses annuelles totales à 66,9 millions de CHF. Ces fonds supplémentaires soutiendront les programmes cantonaux de langues et l’intégration sur le marché du travail.

66,9 millions de CHF par année dès 2028 seront consacrés aux mesures fédérales d’intégration de la Suisse, selon un plan approuvé vendredi par le Conseil fédéral. Cette hausse de 5,4 millions de CHF par année augmente les ressources disponibles pour les programmes menés avec les cantons au cours de la prochaine période de financement.
Le gouvernement a approuvé un crédit d’engagement de 334,5 millions de CHF pour la période 2028 à 2032. Le ministre de la Justice Beat Jans a présenté cette décision lors d’une conférence de presse à Berne le 25 septembre, le gouvernement reliant cette hausse des moyens au nombre croissant de personnes qui recourent au soutien à l’intégration.
La politique privilégie une aide concrète, en particulier les cours de langue et l’accès au marché du travail. Ces domaines sont étroitement liés aux défis quotidiens des personnes qui s’installent en Suisse, où la maîtrise d’une langue nationale peut avoir une incidence sur l’accès à l’emploi, à la formation et aux services publics.
La décision fixe désormais le cadre financier fédéral pour les cinq prochaines années. Sa mise en œuvre dépendra de la coopération entre Berne et les cantons, qui conçoivent et gèrent leurs propres programmes d’intégration dans le cadre du système national de financement.
Les cantons pilotent les programmes de langues et d’emploi
37,3 millions de CHF par année sont destinés aux programmes cantonaux d’intégration prévus par le plan du gouvernement. Ces moyens financeront des mesures visant à aider les personnes à développer leurs compétences linguistiques et à se rapprocher de l’emploi.
Les cantons jouent un rôle central dans la mise en œuvre. Leurs programmes traduisent la politique fédérale en prestations locales, notamment en matière de soutien linguistique et de mesures sur le marché du travail. Le fédéralisme suisse confère aux autorités cantonales un rôle important pour décider comment le soutien à l’intégration parvient aux habitantes et habitants et quels besoins locaux sont pris en compte.
Le dispositif prévoit aussi une obligation financière directe pour les cantons. Ceux-ci doivent contribuer aux programmes à hauteur d’au moins autant que la Confédération. Cette exigence de cofinancement signifie que la contribution fédérale est conçue pour mobiliser des ressources cantonales supplémentaires, et non pour couvrir seule l’ensemble des coûts.
Les informations disponibles ne précisent pas comment les 37,3 millions de CHF seront répartis entre les différents cantons et ne présentent pas non plus de répartition régionale distincte. Ces détails détermineront la manière dont la hausse sera distribuée dans le pays et les programmes qui seront développés en premier.
Le financement cible les langues et l’emploi
Davantage de personnes recourent au soutien à l’intégration, selon la justification avancée par le Conseil fédéral pour expliquer cette hausse. Le gouvernement a donc fixé un niveau de dépenses annuelles plus élevé pour la prochaine période, les fonds supplémentaires étant disponibles dès 2028.
La décision place l’apprentissage des langues et l’emploi au cœur du cadre de financement. Les programmes linguistiques peuvent aider les participantes et participants à s’orienter dans le monde du travail, les écoles et les institutions publiques. Les mesures liées au marché du travail peuvent faciliter le passage de l’arrivée en Suisse ou du chômage à une activité rémunérée. La source gouvernementale ne fournit pas de chiffres sur la participation ni sur les résultats en matière d’emploi, et ne donne pas de ventilation par nationalité, âge ou canton. La décision ne quantifie donc pas encore l’ampleur de la demande à l’origine de cette hausse.
Le financement s’accompagne aussi d’une répartition claire des responsabilités. La Confédération fixe l’engagement financier global, tandis que les cantons administrent les programmes et apportent au minimum une contribution équivalente à celle de la Confédération. Dans ce modèle, la mise en œuvre locale joue un rôle important dans les résultats de la politique.
Les évaluations futures devront montrer quel effet les 5,4 millions de CHF supplémentaires par année ont sur l’accès aux cours et au soutien à l’emploi, et si les capacités cantonales suivent l’évolution de la demande.
La Suisse définit un cadre d’intégration sur cinq ans
Le cadre pour 2028 à 2032 totalise 334,5 millions de CHF, offrant à la Confédération et aux cantons un horizon financier défini pour leurs mesures d’intégration. La contribution fédérale annuelle passera à 66,9 millions de CHF, tandis que les programmes cantonaux recevront 37,3 millions de CHF par année de la part de la Confédération.
Le crédit d’engagement donne aux autorités cantonales une base pour planifier des cours de langue et des services liés au marché du travail au-delà d’un seul exercice budgétaire. Il fixe également les conditions du partage continu des coûts, puisque les cantons doivent apporter au moins un montant équivalent pour les programmes.
L’annonce du gouvernement ne précise ni le calendrier des projets, ni les changements aux règles d’éligibilité, ni les objectifs en matière d’emploi et de résultats linguistiques. Elle ne nomme pas non plus les cantons qui bénéficieront des plus fortes hausses. Ces décisions détermineront les effets concrets du plan fédéral après 2028.
Pour l’heure, la Suisse a approuvé une enveloppe nationale de financement plus importante et confié aux cantons un rôle central dans la mise en œuvre. La prochaine étape consistera à transformer cette enveloppe en cours, en conseils et en soutien à l’emploi dans les communes du pays.