espèces envahissantes
Une population de scarabées japonais confirmée dans la région d’Interlaken
Les autorités ont confirmé la présence d’une population de scarabées japonais dans la région d’Interlaken et ordonné des mesures préventives pour limiter sa propagation par les plantes, les déchets de jardin et la terre. Ce ravageur envahissant a déjà été détecté à plusieurs endroits du canton de Berne et peut causer d’importants dégâts à la végétation.

La présence d’une population de scarabées japonais a désormais été confirmée dans la région d’Interlaken, ajoutant une importante région touristique et agricole aux zones touchées par la progression du ravageur dans le canton de Berne. La Direction cantonale bernoise de l’économie, de l’énergie et de l’environnement a annoncé cette découverte le mercredi 2 septembre 2026 et ordonné des mesures préventives conformément aux directives de l’Office fédéral de l’agriculture.
Les mesures ciblent les voies par lesquelles l’insecte peut passer d’un site à un autre : les plantes, les déchets de jardin et la terre. Les restrictions et les consignes de manipulation visent à réduire le risque que des scarabées, des larves ou des œufs soient transportés vers de nouvelles zones par des personnes, des véhicules ou des matériaux faisant l’objet d’un commerce.
Le scarabée japonais est petit, à peu près de la taille d’un grain de café, mais ses effets peuvent être considérables. L’insecte se nourrit de végétation et peut endommager une grande variété de plantes. Son arrivée à Interlaken rend les efforts d’endiguement plus urgents, car la région relie des jardins résidentiels, des zones agricoles, des axes de transport et des destinations très fréquentées.
Les autorités n’ont communiqué ni estimation de la population ni carte détaillée du nouveau site confirmé. La réponse immédiate consiste donc à limiter les déplacements et à appliquer les règles fédérales de prévention pendant que l’étendue de la contamination est évaluée.
Les autorités ciblent les voies de propagation du scarabée
Les plantes, les déchets de jardin et la terre sont les principales voies de propagation visées par les nouvelles mesures. Les scarabées japonais peuvent être déplacés involontairement lorsque des plantes infestées, des déchets de coupe ou de la terre sont transportés d’un endroit à un autre. Les activités ordinaires de jardinage et d’aménagement paysager font donc partie des efforts d’endiguement, même si aucun scarabée n’est visible.
L’Office fédéral de l’agriculture a édicté les directives appliquées par les autorités bernoises. La direction cantonale a ordonné la mise en œuvre de mesures préventives, mais la source ne précise ni les limites exactes des zones concernées, ni le calendrier des contrôles, ni les sanctions liées aux mesures prises à Interlaken.
Pour les habitantes et habitants, les jardiniers et les entreprises, la question pratique concerne les déplacements. Les déchets verts doivent être traités conformément aux consignes locales, et il faut éviter de transporter sans précaution de la terre ou des plantes depuis une zone touchée. Les pépinières, les paysagistes et les équipes communales chargées des espaces verts sont particulièrement exposés, car ils déplacent régulièrement de la végétation et de la terre d’un site à un autre.
Les mesures visent à ralentir l’expansion pendant que les autorités déterminent l’étendue de la contamination. Elles reflètent aussi la difficulté d’endiguer une espèce envahissante une fois qu’elle s’est implantée dans des jardins, des champs et des espaces de végétation non entretenus. Des restrictions prises rapidement peuvent réduire les risques que le scarabée atteigne de nouvelles régions de Suisse.
Quatre lieux bernois désormais concernés
Interlaken est le quatrième lieu bernois cité en lien avec le scarabée japonais. Selon les informations publiées par le canton, le ravageur a déjà été détecté à Spiez, dans la ville de Berne et à Köniz. Les détections confirmées concernent ainsi des zones urbaines, lacustres et montagneuses du canton.
Cette évolution montre que l’espèce a dépassé son premier foyer, dans le sud de la Suisse. Le scarabée japonais est arrivé en Suisse depuis le nord de l’Italie en 2017. Il est apparu d’abord au Tessin, où il s’est depuis multiplié. Sa détection ultérieure dans le canton de Berne représente un défi géographique plus vaste pour les autorités suisses.
La source n’établit pas si les sites bernois sont liés, à quelle vitesse le scarabée s’est déplacé entre eux, ni si les déplacements naturels et le transport par l’être humain ont joué des rôles différents. Ces éléments seront importants pour les futures mesures de lutte. Les lieux confirmés constituent néanmoins une base claire pour la surveillance et la prévention.
La diversité des zones habitées, agricoles et de jardinage, ainsi que des voies de transport dans le canton de Berne, offre des conditions variées à un ravageur envahissant. Interlaken ajoute une région où les autorités doivent concilier les déplacements quotidiens de plantes et de terre avec la nécessité d’empêcher une nouvelle implantation.
La Suisse suit un ravageur qui progresse vers le nord
La confirmation à Interlaken prolonge une histoire d’endiguement qui a commencé au Tessin il y a près de dix ans. Le scarabée japonais est arrivé en Suisse depuis le nord de l’Italie en 2017. Depuis, il s’est établi au Tessin et est apparu plus au nord, notamment dans les sites bernois cités par les autorités.
La petite taille de l’insecte peut rendre sa détection difficile lors des activités ordinaires en plein air. Sa capacité à endommager les plantes rend cette découverte importante pour les exploitations agricoles, les pépinières, les jardins et les espaces verts publics. La source ne précise pas quelles cultures ou espèces végétales sont touchées à Interlaken, et aucune estimation des dommages économiques n’a été publiée.
La prochaine étape dépendra de la surveillance et du respect des mesures préventives. Les autorités devront déterminer l’étendue de la population, repérer les voies de propagation possibles et décider si des restrictions supplémentaires sont nécessaires. Les habitantes et habitants ainsi que les entreprises auront également une influence sur l’évolution de la situation, selon la manière dont ils manipulent les plantes, les déchets de jardin et la terre.
Pour la Suisse, cette population confirmée est un nouveau test de la rapidité avec laquelle les autorités régionales peuvent coordonner leur action face à une espèce envahissante. L’objectif immédiat est concret : endiguer le foyer d’Interlaken et empêcher l’apparition d’autres sites dans le canton de Berne.