Climat
L’ONU avertit que les catastrophes climatiques menacent près de 90 millions de personnes déplacées
Selon l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, près de 90 millions de réfugiés et de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays sont exposés à des catastrophes liées au climat, alors que les financements ne parviennent pas aux communautés les plus à risque. D’après l’agence, les trois quarts des personnes déplacées de force vivent dans des pays très ou extrêmement vulnérables au changement climatique.

Près de 90 millions de personnes déplacées sont exposées à des catastrophes liées au climat, avertit l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, qui attire l’attention sur les risques auxquels sont confrontés les réfugiés et les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays. L’avertissement de l’agence associe deux réalités étroitement liées : un grand nombre de personnes déplacées de force sont menacées par des catastrophes, et la plupart vivent dans des pays très ou extrêmement vulnérables au changement climatique. L’agence affirme également que les financements ne parviennent pas aux communautés les plus à risque. Ensemble, ces constats placent l’exposition aux risques et l’aide au cœur du débat sur les déplacements liés au climat. Les chiffres décrivent un défi qui touche des personnes au-delà des frontières comme à l’intérieur de celles-ci, tout en soulignant que la vulnérabilité climatique se concentre dans les pays où vivent les trois quarts des personnes déplacées de force. Le message de l’agence des Nations Unies est clair : les communautés qui font face aux plus grands risques ne reçoivent pas les financements destinés à les aider.
Suivre les facteurs de vulnérabilité
Les trois quarts des personnes déplacées de force vivent dans des pays très ou extrêmement vulnérables au changement climatique. Ce chiffre illustre l’ampleur de l’exposition mise en évidence par l’agence des Nations Unies pour les réfugiés. Il concerne les personnes contraintes de quitter leur foyer, notamment les réfugiés et les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, et met en lumière les conditions qui prévalent dans les pays où elles vivent. L’agence indique séparément que près de 90 millions de personnes appartenant à ces groupes sont exposées à des catastrophes liées au climat. Pris ensemble, ces chiffres montrent à l’échelle mondiale le chevauchement entre déplacements et vulnérabilité climatique. L’avertissement concerne des personnes qui ont déjà été déracinées, ainsi que des communautés confrontées à des risques de catastrophe là où elles ont trouvé refuge ou sont restées déplacées. Il met l’accent sur la situation des personnes déplacées de force, plutôt que de présenter les menaces climatiques comme un enjeu lointain et distinct des déplacements. L’évaluation de l’agence des Nations Unies place leur exposition au cœur de son appel à l’attention et au soutien.
Orienter les financements vers les personnes à risque
Les financements ne parviennent pas aux communautés les plus à risque, affirme l’agence des Nations Unies pour les réfugiés. Son avertissement fait de la répartition de l’aide un élément central des enjeux climatiques auxquels sont confrontées les personnes déplacées. L’agence relie cette préoccupation à une population de près de 90 millions de réfugiés et de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays, exposés à des catastrophes liées au climat. Son évaluation indique également que les trois quarts des personnes déplacées de force vivent dans des pays très ou extrêmement vulnérables au changement climatique. Ces chiffres donnent la mesure de l’exposition, tout en soulevant la question de savoir si les ressources parviennent aux personnes qui font face aux plus grands risques. Le message de l’agence attire l’attention sur les communautés en première ligne des catastrophes liées au climat et sur l’écart entre les risques qu’elles courent et les financements qui leur sont destinés. Pour les personnes déjà déplacées, les dangers climatiques et l’accès au soutien s’inscrivent dans la même crise générale décrite par l’agence des Nations Unies pour les réfugiés.
Porter l’avertissement à Genève
Genève est le point de départ d’un avertissement qui a une portée mondiale. L’évaluation de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés place à l’agenda international les risques de catastrophes liées au climat auxquels sont exposées les personnes déplacées : près de 90 millions de personnes sont concernées et les trois quarts des personnes déplacées de force vivent dans des pays très ou extrêmement vulnérables. Pour la Suisse, le lien avec Genève confère à cet avertissement une dimension institutionnelle claire : l’agence s’exprime depuis la ville qui accueille la présence des Nations Unies à l’origine de son message. Celui-ci porte sur l’exposition aux risques et les ressources. Les personnes déplacées sont exposées à des catastrophes liées au climat, tandis que les financements ne parviennent pas aux communautés les plus à risque. Ces chiffres permettent aux lecteurs suisses de saisir l’ampleur du problème et les préoccupations de l’agence concernant l’aide. Son avertissement porte sur la question de savoir si le soutien parvient aux personnes qui font face aux plus grands risques climatiques, notamment les réfugiés et les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays.